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Et si votre ville devenait moins intelligente que prévue ?


La ville de demain si elle veut être intelligente doit être inattendue.

Hors, c’est souvent le contraire qui est observé. Par peur ou par solution de facilité, politiques et professionnels reproduisent souvent sous une autre étiquette les modèles passés.


Pourquoi inattendu ?

Le monde change, nous avons absolument besoin de nouveaux modèles pour développer notre habitat penser les nouveaux modes de travail, les nouveaux modèles économiques, anticiper les mutations en matière de déplacement, préserver nos ressources ou traiter les questions émergentes comme la sécurité. Depuis les années 50 il n’y a eu aucune évolution dans tous ces domaines de la ville. C’est un peu dure mais c’est une réalité. Nous continuons à penser la ville en zones, ce qui entraîne une paralysie de l’innovation. À chaque fois qu’une nouvelle problématique arrive il faut tout reprendre. C’est ce qui c’est passé avec le relogement d’après guerre, avec les questions environnementales dans les années 2000 et désormais avec la problématique sécurité ou celle de la mutation en cours de tout notre modèle économique… On rase et on refait !. Mais on refait au top (« eco » quartier, « eco » activité, .... ). Il s’agit là plus de marketing sur des sujets évidents qu’un véritable traitement en profondeur des problématiques. C’est un peu comme si voius demandiez à votre médecin de vous soigner mais que vous lui indiquiez la pathologie et liste des médicaments.

C’est pour cela qu’il nous faut de l’inattendu dans nos territoires et nos villes, non pour trouver des remèdes mais pour s’adapter au métabolisme en perpétuel mouvement.


Pourtant des projets comme Dubaï sont inattendus ?

Notre société confond surprenant et inattendu. Il y a une forme de fascination du « bling-bling » ou de l’effet d’annonce que certains politiques et professionnels ont bien compris et qui est un chemin facile vers le succès.

Ne pas confondre surprenant et inattendue.

C’est toute la différence entre le souhait d’un effet «com’ pure» destiné à en mettre plein la vue et une réelle volonté d’agir sur le long terme, en profondeur, avec un projet qui fasse sens et puisse se réinventer en permanence.

Il est beaucoup plus difficile de faire simple, discret et évolutif mais la réalité d’un juste projet est à ce prix.

De combien de planètes auraient besoin Dubaï pour ces projets actuels, sans parler des futurs ? Peut on parler de ville intelligente ? Chez gb’O nous pensons que l’intelligence artificielle et les évolutions technologiques en général doivent être intégrées à la ville, mais de façon beaucoup moins superficielles.


Existe t’il une méthode?

Le préalable c’est de penser différemment, laisser ses peurs derrière, se libérer des modèles existants. C’est exactement la même problématique pour la ville que pour l’IA. Toute la question est de ne pas substituer des modèles à des modèles et de ne pas croire à une solution miracle qui n’apporte qu’une réponse à court terme et ne prend pas en compte le contexte existant et l’à venir.

Le second élément c’est le lâcher prise sur la Maîtrise, qu’elle soit Oeuvre ou Ouvrage. Cette méthodologie de projets en silos programme bien en amont le dessin/destin de projets de villes de quartiers qui parfois durent sur plusieurs années. Cela pose deux problèmes majeurs. Principalement par le fait que le projet se retrouve systématiquement en complet décalage avec le temps d’évolution de la société et des décisions. Cela implique également que les professionnels malgré leur devoir de conseil et leur devoir de déontologie ne peuvent s’autoriser à émettre des avis négatifs voir à remettre en question le projet, même si celui ci se trouve absurde et nécessiterait adaptations ou arrêt. Ils sont ainsi mis dans une position de conflit de loyauté impossible.

Pour repenser notre société et l’accompagner dans le changement, Il faut donc repenser la façon même de faire projet car pour faire entrer l’inattendu il est nécessaire de donner une plus grande latitude aux professionnels, accepter l’erreur et oser sortir d’une certaine zone de confort.


Chez gb’O c’est dans cet esprit que nous travaillons. Nous accompagnons nos clients dans ce changement de paradigme. Chaque projet doit être vu comme un changement de paradigme.





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